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Interview Ribery:
Citation:
Je suis marseillais »
Franck Ribéry, quand avez-vous ressenti une douleur ?
Au lendemain du match contre Lyon. J’ai discuté avec les médecins. C’est pour ça que j’étais sur le banc à Saint-Etienne et que je suis rentré en cours de jeu. Vous savez, une pubalgie, je ne vais rien sentir pendant un mois et du jour au lendemain ça va me prendre. C’est pour ça que j’ai pris la décision de ne pas prendre de risque avec le staff médical de l’OM et surtout avec le docteur de l’équipe de France. Il a pris contact avec Monsieur Coste et les autres docteurs de l’OM pour ne pas prendre de risque parce que je sens que ça ne va pas.
La douleur était présente depuis quelques matchs alors ?
J’ai une gêne. Pendant certains matchs, je ressentais plus la douleur que pendant d’autres. La douleur au pubis, c’était surtout après les matchs ou les entraînements. Il m’arrivait d’avoir mal aux adducteurs pendant les matchs. Contre Lyon puis contre Lille j’avais moins de fraîcheur, moins de jus.
C’est la première fois que vous souffrez ainsi ?
J’ai connu ça, il y a trois ans à Alès (National), mais j’avais continué à jouer, à forcer et j’ai eu de gros soucis. Je me suis arrêté pendant entre trois mois et demi et quatre mois. A l’époque, il y avait des problèmes dans ce club et je pensais que ça allait passer. J’étais encore jeune. J’avais 18 ou 19 ans. Là, j’ai prévenu le docteur que j’avais déjà connu ça et que je ne voulais pas forcer. Je sais que si on ne fait rien, je peux très bien être arrêté six mois voire même d’aller en salle d’opération. J’ai discuté de ça avec les médecins d’ici, puis j’ai eu la chance de partir en équipe de France. J’en ai parlé au docteur des Bleus et lui-même a vu que c’était un peu grave. À Metz, ça avait duré 15 jours et c’était à la même période. Cela devait être entre 15 jours et un mois avant de partir à Galatasaray.
Il parait que vous n’aimez pas trop consulter les médecins ?
Vous connaissez mon caractère. C’est rare que je m’arrête, même si j’ai parfois un peu mal au mollet, à la cuisse, à la cheville… Quelques fois, il faut passer au-dessus de la douleur. Mais il y a des blessures contre lesquelles on ne peut rien faire. Surtout la pubalgie. C’est important de bien se soigner parce que c’est difficile à guérir. Il faut prendre ça sérieusement.
« J’aurais fait le forcing si j’avais voulu partir »
Pensez-vous que vous avez trop forcé ?
C’est sûr que depuis l’année dernière j’ai enchaîné tous les matchs. Je n’ai pas vraiment eu de repos. J’ai repris avec Marseille dès le deuxième match de championnat, après une dizaine de jours d’entraînement. Ça c’est bien passé, j’ai fait un bon début de saison, mais après ça a été un peu plus difficile pour moi et pour l’équipe. On est dans une mauvaise passe. Mais je savais que j’allais avoir une période plus difficile au niveau des blessures, de la fraîcheur, du peps, du jus. J’en étais conscient parce je n’ai pas eu trop de vacances. Après la Coupe du Monde, j’ai du aller à droite, à gauche, faire des reportages, voir ma famille. Je me suis un peu reposé lorsque je suis allé dans le pays de ma femme. Ça m’a fait du bien, mais c’était trop court. Après il y a eu aussi ce qui s’est passé concernant mon éventuel départ.
Etes-vous déçu de laisser l’équipe alors qu’elle traverse une mauvaise passe ?
C’est sûr que je suis très déçu. Je ne sais pas pendant combien de temps, je vais m’arrêter. Apparemment, jusqu’à la trêve. Ca m’embête pour moi, pour mes coéquipiers, pour le groupe, parce qu’on est dans une période difficile.
On parle encore de votre départ au Mercato. Qu’en est-il ?
Les gens de l’extérieur ne savent pas ce qui se passe dans le club. Tout le monde à l’OM savait que j’avais mal aux adducteurs. Quand j’entends dire que Ribéry n’a peut-être plus envie de jouer à Marseille et qu’il veut partir au Mercato : c’est faux. Quand je dis que je suis 100% marseillais, ce n’est pas pour partir au Mercato. Quand les journalistes m’ont posé cette question-là, j’ai franchement répondu que je ne partirais pas au Mercato. Avec mes copains, mon but est celui de l’objectif du club : finir dans les trois premiers et obtenir une place pour la Ligue des Champions. Après, on verra en fin de saison. S’il s’est passé beaucoup de choses pour moi depuis l’année dernière, c’est que je suis tombé dans un grand club. On est un bon groupe, il y a une bonne ambiance de copains. C’est sûr que quand on est mieux, il y a des joueurs qu’on voit plus que d’autres. A Paris, Bordeaux, quand on était costauds, on a plus parler des joueurs qui jouent aux postes offensifs parce qu’on a marqué trois buts au Parc. Mais je veux dire que je suis très content d’être à Marseille. C’est sûr que je suis un peu énervé parce qu’on est dans une période difficile et qu’on n’arrive pas à s’en sortir, mais on espère déjà gagner ce week-end contre Valenciennes. C’est un match très important.
Toutes ces rumeurs vous perturbent-elles ?
C’est un peu chiant. Ribéry est blessé, il a un début de pubalgie, s’il doit se reposer, il se repose. Si ça doit durer 15 jours, ça durera 15 jours. Si ça doit durer un mois, ça durera un mois. Ce n’est pas pour ça qu’il faut se poser la question de savoir si Ribéry a envie de partir. Non. Si j’avais voulu partir, j’aurais continué à faire le forcing au mois d’août. Jusqu’à la fin de la saison, je suis à Marseille. On est toujours là, on est en haut du tableau et il y a beaucoup d’équipes qui se tiennent en peu de points entre la deuxième à la dixième place. C’est pour ça qu'il faut se concentrer sur nous-même. On sait très bien qu’on fait plus attention à Marseille qu’à d’autres clubs quand ça va moins bien. Mais dans ma tête, je suis marseillais, je suis très bien ici.
ribery a donne une petite interview sur football 365 