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[PSG] Sylvain Armand, enfin un patron ?




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welv

International
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MessagePosté le: Ven 18 Mai 20:18 Répondre en citant   
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Sylvain Armand, qui a réalisé cette année l'une de ces meilleurs saisons, a souligné son désir de rester  dans les colonnes de l'hebdomaire "But! Paris".

 Sylvain Armand, le maintien presque en poche, qu’attendez-vous de cette fin de saison ?
Si, il y a un mois, on nous avait prédit être sorti d’affaire à deux journées de la fin, on aurait signé tout de suite. Mais je ne suis pas persuadé qu’on y aurait tous cru… A travers les sondages et les articles, beaucoup nous croyaient perdus. Aujourd’hui, même si on a rencontré des difficultés, on est sauvés. La performance est d’autant plus remarquable au vu de notre calendrier : Lens, Toulouse, Bordeaux… Chacun a mis son ego de côté pour rester soudé et sauver le club.

Dans votre esprit, le maintien est-il acquis ?
Oui. Pour se sauver, Troyes doit remporter ses deux derniers matchs et inscrire plus de 15 buts. Leur mission est très compliquée… Ici, on n’est jamais à l’abri de rien. Vu tout ce que j’ai vécu à Paris, je vais tout de même me méfier.

Avez-vous hâte d’être au 26 mai ?
Soyons clairs : on a tous hâte de voir cette saison se terminer. Elle a été très douloureuse. La fin est en revanche plus sereine. On va tout mettre en œuvre pour terminer du mieux possible et décrocher la meilleure place au classement, ne serait-ce que par rapport aux supporters qui nous ont soutenus tout au long de la saison. Réaliser un dernier effort de plus face à Troyes puis Lorient n’est pas grand-chose au vu de notre saison. On va faire le maximum pour bien finir et essayer de se faire plaisir.

Personnellement, avez-vous toujours cru en vos chances de maintien ?
Je ne nous ai jamais vus descendre. Après le revers à Rennes, on est restés quinze jours relégables sans pouvoir jouer et inverser la tendance. Affronter les réflexions au quotidien n’a pas été évident. Entendre tous ces commentaires a fait germer le doute. Car on n’est jamais à l’abri de quelque chose qui peut nous tomber sur la tête.

Vous vous êtes donc posé des questions…
Inconsciemment, ça travaille, même si je vous répète que je n’ai pas songé une minute à la relégation. Peut-être que je voulais me persuader que cette hypothèse était improbable. Au final, j’ai eu raison de toujours croire en nous. On est remontés au classement de fort belle manière avec un état d’esprit irréprochable de tous, même ceux qui ne jouaient pas. J’espère que cette fin de saison et la force qui s’est dégagée se prolongeront l’année prochaine pour vivre plus sereinement et décrocher de meilleurs résultats.

Vu votre dernière série (14 points en 7 matchs), nourrissez-vous des regrets ?
Oui mais je me refuse à parler de regrets. Il y a un mois tout juste, on était au plus mal, avec la peur au ventre à chaque match. Contre les gros bras du championnat, on a réussi des choses très positives. Mais je ne suis pas à l’heure des regrets. Le temps est au soulagement.

Avec le recul, quel regard jetez-vous sur les péripéties vécues par le club tout au long de la saison ?
Je croyais avoir tout connu à Paris et que cette année serait plus cool. Et bien non ! La mort d’un supporter, le changement d’entraîneur, le licenciement de Vikash (ndlr : Dhorasoo), les mauvais résultats, les fans qui en viennent aux mains avec des joueurs… Ce sont des choses que l’on aimerait moins voir. Mais au PSG, l’exposition est énorme, la pression et l’exigence aussi. Il faut assumer. Nous sommes entièrement responsables de tout cela. A nous de ne pas reproduire les mêmes erreurs la saison prochaine.

Le raisonnement n’a-t-il pas été le même il y a deux ans après que Laurent Fournier eut sauvé le club ?
La situation était différente, nous étions moins mal embarqués. Les difficultés existaient mais on n’était pas relégables. Il est des saisons noires où rien ne réussit, où tu n’as pas le choix. Celle-ci en fait partie. Depuis mon arrivée à Paris, c’est celle où j’ai eu le plus peur. Pire, c’est l’année la plus difficile de ma carrière.

Qu’avez-vous appris cette saison ?
Beaucoup de choses, surtout au niveau mental, comme gérer des situations difficiles en donnant le maximum. Je ne me suis jamais affolé, même si c’est très dur. J’ai appris à rester calme, à me canaliser malgré les turbulences. C’est dans mon tempérament mais être critiqué ou se trouver dans la zone rouge use. J’arrivais sur le terrain libéré sans penser aux conséquences d’une défaite. Réussir à faire ça m’a permis de bien m’exprimer. Sur le terrain, tu apprends en permanence. Jusqu’à 35 ans, j’apprendrai des choses.

Finalement, cette saison pourrait-elle être un mal pour un bien ?
(Il souffle) Je l’espère. Mais vous savez, on a tous vraiment souffert mentalement. La saison prochaine, on pourra peut-être avancer qu’il s’agit d’un mal pour un bien. Là, c’est prématuré. Si on en avait eu la possibilité, on aurait évité cette saison noire.

Paris, avec Cayzac et Le Guen à sa tête, est-il à l’abri de nouveaux changements dans les mois à venir ?
Ici, on n’est à l’abri de rien. Paris reste Paris. Cela concourt sans doute au charme du club. Depuis quelque temps, il y a quelque chose d’intéressant qui s’est installé avec des gens, comme le coach, qui connaissent bien le PSG. Ça donne un plus. Dans ses déclarations ou sa manière de parler au groupe, on s’aperçoit que Le Guen connaît bien le club. Il se produit exactement ce qu’il nous dit. Il nous prévient bien. Cela nous permet de nous mettre à l’abri. On apprécie tous son travail et on est tous derrière lui. Je ne vois pas pourquoi on changerait de coach.

Avec Guy Lacombe, les choses étaient si différentes ?
Il a débarqué dans un contexte différent. Le premier jour de son arrivée, il a vécu des moments difficiles avec les supporters (ndlr : il a été hué). Le Guen, lui, a été adopté immédiatement. Ici, c’est chez lui. Heureusement qu’il a été bien accueilli. Ça nous a aidés.

Qu’avez-vous appris au contact de Le Guen ?
A rester calme. Dans les bons comme les mauvais moments, il garde son flegme, assène des discours positifs, ramène la confiance au groupe. C’est peut-être ce qu’il nous manquait auparavant. Son discours plaît. Il explique en partie nos bons résultats. Paris peut réussir avec lui, c’est une certitude. Même en étant sauvés, il nous demande de continuer à être rigoureux et concentrés. Cela nous fait avancer.

Avez-vous croisé un entraîneur qui lui ressemblait ?
A un degré moindre, il ressemble à Laurent Fournier. “Lolo” avait moins d’expérience mais il gardait son calme en toute circonstance, essayait de positiver. Qu’ils se ressemblent ne m’étonne pas car ce sont des joueurs de la même génération ayant évolué ensemble et connaissant le PSG. Tous deux sont réservés aussi.

Les différents changements vous lassent-ils ?
Voir autant de changements est lassant. Quand le coach change, il doit s’adapter mais nous aussi, nous devons nous adapter. Il faut repartir de zéro et renouer avec la confiance. Ce n’est pas évident à gérer. C’est pour cela que j’aimerais bien que le club se stabilise pour qu’on puisse repartir de plus belle.

Personnellement, vous avez été l’un des Parisiens les plus réguliers de la saison. Quel regard jetez-vous sur votre saison ?
Je me suis fait plaisir. Je regrette juste que l’équipe soit en bas de classement. On aurait tous pu se faire plaisir différemment. J’ai réalisé ma saison la plus accomplie sous le maillot parisien, voire de ma carrière, car j’ai accompli cela dans la difficulté. Quand tu t’en sors, c’est plus positif que lorsque tu es champion de France. Ma saison est correcte, aussi parce que je me sens bien à l’extérieur, que je suis bien à Paris. J’espère rééditer la même saison avec des résultats plus positifs.

Comprenez-vous de ne pas être appelé en équipe de France ?
Si je ne suis pas appelé, c’est qu’il me manque quelque chose. Mon objectif est d’y retourner. Pourquoi pas la saison prochaine. Lorsque tu as enfilé le maillot bleu, tu veux le faire à nouveau. C’est tellement magnifique… Ne pas être sélectionné est un manque car tu rencontres d’autres joueurs, tu vis des compétitions différentes.

A quelle place postulez-vous ? Latéral gauche ? Défenseur central ? Milieu défensif ?
Je postule là où on me le demande. Si je joue à autant de postes différents, c’est pour rendre service à l’équipe. Je le fais sans rechigner. Si on me demande de jouer avant-centre ou ailier droit, j’y vais, même si je ne marquerai pas autant que Pedro (Pauleta). Choisir un poste est difficile. Au début de ma carrière, à Clermont, j’ai joué dans l’axe. Je suis passé latéral à Nantes.

Votre nom est revenu sur le front des transferts, avec des intérêts de Lyon et Lens. Avez-vous été approché par l’un de ces clubs ?
Pas à ma connaissance. J’ai entendu qu’il y avait des contacts. A l’heure actuelle, je me concentre sur la fin de saison avec le PSG. Je verrai avec le président plus tard. Je me sens très bien à Paris. Rester ne me déplairait pas vu qu’il me reste trois saisons de contrat. Beaucoup aimeraient être à ma place et évoluer au PSG. Aujourd’hui, je suis 100 % parisien.

Et en août, à la reprise du championnat ?
En ce moment, je lis des articles à mon sujet. Apparemment, le PSG doit vendre des joueurs pour récupérer de l’argent, que je suis celui qui doit être absolument vendu. Si le président vient me voir pour me demander de partir, je le ferai. La balle n’est pas dans mon camp. Si on me demande de choisir entre le PSG et un autre club, rester à Paris me plairait fortement.

Voir des joueurs rejoindre l’équipe de France juste après avoir signé à Lyon vous donne-t-il des idées ?
Lorsque tu débarques dans une équipe championne de France, c’est plus facile d’être appelé ou supervisé. Il suffit de faire une super saison l’an prochain et on aura tous des contacts. On en sortira tous grandis. En étant dernier, on ne peut pas trop en demander. En jouant les deux premières places l’an prochain, la donne change clairement.

Un Stéphanois à Lyon, ça ferait désordre, non ?
Posez donc la question à Grégory Coupet ! Lui le Stéphanois joue là-bas sans aucun souci. Je vous répète que je ne fais pas trop attention à mon avenir.

Une rencontre avec Cayzac est-elle prévue ?
Pas pour l’instant. Mais il va falloir qu’on se voie. Je veux être fixé par rapport à tout ce que je peux lire et entendre. Il faut mettre les choses au clair. Paris veut-il vraiment me conserver ? Pour l’instant, je ne sais pas. Je vais aller demander pour être rassuré et avoir l’esprit libre. J’ai besoin d’être rassuré.

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