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Guy Lacombe a fait savoir vendredi, à l'issue du décrassage, qu'il comprendrait que le match contre Toulouse n'ait pas lieu dimanche au Parc des Princes compte tenu des circonstances. «Je n'ai pas d'avis à donner car il y a des gens plus compétents pour juger, a entamé le technicien parisien. L'heure est trop grave pour que le sport passe avant l'homme. Le staff technique comprendrait très bien si cette décision était prise. Quelque soit la décision, ce serait une décision citoyenne, républicaine». Le Monde a révélé, vendredi, que les Renseignements généraux avait classé cette rencontre «à très hauts risques». Toujours selon le quotidien du soir, la préfecture de police envisage un dispositif sécuritaire supérieur à la norme d'un PSG - Marseille. Pour l'instant, la mobilisation de 2500 gendarmes et policiers est annoncée, soit plus d'un doublement des effectifs prévus en début de semaine (1200 personnes).
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Solidarité ponctuelle entre groupes ?
Depuis que les supporters les plus virulents de la tribune Boulogne se trouvent de facto expulsés du stade, puisque leur tribune sera entièrement fermée, les pouvoirs publics semblent craindre deux choses. D'abord, une manifestation de leur colère via un défilé, non autorisé, de 1500 à 3000 personnes, dimanche à partir de 11 heures. Ensuite, la naissance d'une solidarité ponctuelle avec les autres groupes de supporters. Face au risque de voir plusieurs milliers de supporters du Paris-SG investir les abords du stade, la solution du report circule de téléphone en téléphone depuis quelques heures. Ceux-ci n'ont par ailleurs obtenu ni minute de silence, ni le port d'un brassard noir par les joueurs, pour commémorer la mort de l'un d'entre eux, Julien Quemener, abattu le 23 novembre par un policier en état de légitime défense, selon les termes de l'enquête. Un double refus évidemment mal vécu.
Guy Lacombe dit aussi comprendre les supporters mais précise : «Il faut que les spectateurs aient du respect pour les joueurs et que les joueurs sachent que les joueurs jouent pour le public, pour les gens. Si le match a lieu, j'espère qu'il y aura de l'émotion et que les supporters feront la part des choses. Mais en ce moment, on dépasse le cadre du sport et on se soumettra aux décisions qui seront prises sur ce match.» Cela ressemble à un appel du pied. Les autorités réfléchissent, conscientes aussi qu'il sera difficile d'organiser le retour du Paris-SG au Parc jeudi soir en Coupe de l'UEFA contre le Panathinaïkos.
http://www.lequipe.fr/Football/20061201_190553_01.html
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